IBERT, Jacques

Collection : Pensionnaires de l'Académie de France à Rome - Voir les autres notices de cette collection Notice créée le 10/10/2016

Identité

Nom de Famille : IBERT
Prénom : Jacques-François
Date de naissance : 15 août 1890
Lieu de naissance : Paris
Date de décès : 5 février 1962
Lieu de décès : Paris
Genre : M

Famille

Père : Antoine, d’origine normande, commissionnaire en marchandises.
Mère : Marguerite Lartigue, fille d’un haut fonctionnaire des Finances et d’Isabelle Berasar, native du Pérou.
Famille : L’un des oncles de sa femme est le peintre impressionniste Adolphe Albert (1855-1938).

Etudes

Discipline : COMPOSITION MUSICALE
Lieu d'études : Il étudie le piano et le violon avec sa mère à l’âge de 4 ans. Études au collège Rollin (lycée Jacques Decour). Cours de piano avec Marie Dhéré.
Conservatoire de musique de Paris en 1910.
Engagé volontaire pendant la Grande Guerre, officier de marine à Dunkerque en 1917 et 1918.
 
Maître : Professeurs : Émile Pessard (harmonie), André Gedalge (contrepoint) et Paul Vidal (composition).

Carrière

Carrière :

En 1930, il est membre du Comité de «Triton» qui est une société de musique de chambre pour la défense de la musique contemporaine. En 1936, il devient membre du comité consultatif de l’Opéra-comique et vice-président  de la commission des concerts symphoniques en 1937.
En 1955, il devient directeur de l’Opéra de Paris et de la Réunion des théâtres lyriques nationaux, administrateur de l’Opéra-comique.
Comme compositeur, il écrit une douzaine d’opéras, d’opéras-comiques, d’opéras-bouffes, d’opérettes et de musiques de ballets. Ex., Escales, 1922, Le Roi d’Yvetot, 1928. Il compose également de la musique vocale.
Son œuvre instrumentale : Pièces pour piano,  orgue, harpe, violon, violoncelle, flûte ; pour violon et piano, trompette et piano, violon, violoncelle et harpe, pour quatuor à cordes, quintette à vent, saxophone, hautbois ou encore pour orchestre.

Oeuvres représentatives :

Il compose une soixantaine de musiques de films pour, entre autres, Don Quichotte, de Pabst en 1932 ; Golgotha  de Marcel L’Herbier et Pierre Chenal, 1935 ; La Maison du Maltais, 1937; Thérèse Martin, 1939, Macbeth d’Orson Welles en 1948.

 
Enseignement :

Il fait partie du Conseil supérieur d’enseignement du Conservatoire en 1930. Nommé Directeur de l’Académie de France à Rome le 1er février 1937, il doit interrompre ses fonctions en 1940, suspendu par le gouvernement de Vichy. Sa musique est interdite. Il est rappelé par le Gouvernemnt provisoire en 1944 et revient à la Villa Médicis en 1946 jusqu’à 1961.

 
Distinctions : Chevalier de la Légion d’honneur. Croix de guerre. Commandeur des Arts et lettres. Chevalier de l’Instruction publique. Élu à l’Académie des beaux-arts le 21 mars 1956, 5ème section, fauteuil V. Membre de l’Académie argentine du cinéma, Accademia Nazionale di San Luca, Rome, Académie royale des beaux-arts de Suède, Académie des sciences, des lettres et des beaux-arts de Bruxelles.
Bibliographie :

Site "Musica et memoria" Denis Havard de la Montagne. Médiathèque Berlioz, CNSMDP, 311 partitions et documents.
Auric, Georges, Notice sur la vie et les œuvres de Jacques Ibert , Publications de l’Institut de France, n° 14, Paris, 1963. 
Gérard, Michel, Jacques Ibert, l’homme et l’œuvre ; catalogue des œuvres, discographie, Paris : Seghers, 1968.
Laederich, Alexandra, Catalogue de l’œuvre de Jacques Ibert (1890-1962) : Hildesheim : Olms,1998. 

 

Situation géographique

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