LEMOT, François-Frédéric

Collection : Pensionnaires de l'Académie de France à Rome - Voir les autres notices de cette collection Notice créée le 24/10/2016

Identité

Nom de Famille : LEMOT ou Le Mot
Prénom : François-Frédéric
Date de naissance : 4 novembre 1771
Lieu de naissance : Lyon (Rhône)
Date de décès : 6 mai 1827
Lieu de décès : Paris
Genre : M

Famille

Père : Jacques-Frédéric, maître menuisier
Mère : Élisabeth Melon
Famille :

François-Frédéric épouse Colette Laurisse, belle-sœur du peintre Isabey. Il épouse en secondes noces, Charlotte-Constance Pecoul, veuve de l’architecte Auguste-Hubert Cheval et belle-sœur de David  et en troisièmes noces, Geneviève Jaquinet (dont il a deux enfants).

 

Etudes

Discipline : SCULPTURE
Lieu d'études : Il fait des études à Besançon. A 12 ans, il entre à l’École gratuite de dessin créée en 1767. Il est découvert par Pierre Julien et Claude Dejoux entrain de dessiner au Parc de Sceaux. Académie royale de peinture et de sculpture en 1790.
Maître : Claude Dejoux

Carrière

Carrière :

Rentré à Paris, il est réquisitionné pour servir sur le Rhin dans l’armée du général Pichegru. En 1795, il reçoit l’ordre du gouvernement  de revenir à Paris pour concourir à l’exécution d’une sculpture en bronze représentant Le Peuple français sous la figure d’Hercule (l’érection de ce monument avait été proposée par David à la Convention nationale en 1793 mais elle ne fût pas exécutée). Il reçoit de nombreuses commandes sous le Directoire et sous l’Empire. Il fait deux bas-reliefs pour le Palais Bourbon (La Renommée et l’Histoire). 

 
Salons, expositions : Salons de 1801, 1804, 1810, 1812.
Oeuvres représentatives : Il est l’auteur de la statue équestre en bronze de Henri IV, rétablie sur le Pont-Neuf en 1817 et de la statue équestre de Louis XIV de la Place Bellecour à Lyon, en 1825.
Enseignement : Professeur à l’école peinture et de sculpture depuis le 8 septembre 1810 jusqu’en 1827, date de sa mort.
Distinctions :

Médaille du Salon 1804. Élu le 3 juin 1809 membre de l’Institut  (Classe des Beaux-arts au fauteuil I -2ème section). Chevalier de l’ordre royal de Saint-Michel sous la Restauration (1ère promotion de 1816). Officier de la légion d’honneur en 1826. Il reçoit le titre de baron par lettres patentes du 28 avril 1827. 

 
Bibliographie :

PV. X, 52. Corr. XV, 450. Notice dictionnaire C.Gabet, 1831. Lami, 3, 306-310. 
Gardes, G., «Lemot et Lyon à travers la correspondance du sculpteur». Archives de l’art français, 28, 1986. 
Poisson, G., François-Frédéric Lémot (1771-1827). Les œuvres officielles du sculpteur et leur histoire secrète, Catalogue de l’exposition à La Garenne-Lémot  (Gétigné Clisson) 24 juin-2 octobre 2005 (commissaire, Marie Richard, conservateur en chef du Patrimoine). 
Quatremère de Quincy, A.C., Recueil de notices historiques, Paris, Le Clère, 1834, p.372-387, notice lue par Quatremère de Quincy le 4 octobre 1828
Le Comte de Franqueville, Le premier siècle de l’Institut de France, 23 octobre 1795-24 octobre 1895; Paris : Rotschild, 1895-1896. p. 160, n°238. 
Schwartz, Emmanuel, Les sculptures de l’École des Beaux-Arts de Paris. Histoire, doctrine, catalogue, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris, 2003.
Allégret, Marc, «Lemot François-Frédéric, Baron (1771-1827), sculpteur» revue du Souvenir Napoléonien, n°448. Août-septembre-octobre 2003. Fondation Napoléon, bibliothèque numérique napoleonienne, www.napoleon.org.
Chappey, Frédéric, «Les professeurs de l’École des Beaux-arts (1794-1873)» dans Romantisme, 1996, n°93, Arts et institutions, 95-101.

Notes :

1) Arrêté du Directoire sur la réorganisation de l’École de Rome daté du 9 septembre 1798. Corr. AFR, tome XVII, p.190.
Article 6, « Pour former dès la première année du rétablissement de l’École de France à Rome le nombre de quinze pensionnaires déterminé ci-dessus, ceux des élèves artistes qui ont précédemment joui de la pension à Rome et auxquels elle est maintenue pour cinq années par la précédente loi du 1er juillet 1793 (v.st.) qui l’a fixée à deux mille quatre cents francs par an, sont admis à retourner à l’École de Rome jusqu’à l’achèvement des dites cinq années pour y réparer les pertes résultant de l’interruption de leurs études», XVII, p.192. 
Le Rapport présenté au ministre de l’Intérieur indique que le citoyen Lémot, sculpteur, a droit à un an dans le Palais national de France à Rome. (XVII, 199). Conformément à la loi du 24 nivôse an 5 de la République, les pensionnaires doivent prêter serment individuellement
«Je jure haine à la royauté et à l’anarchie, je jure attachement et fidélité à la République et à la Constitution de l’an 3 ». XVII, 226.
Cependant, le palais Mancini n’étant plus en état de recevoir des pensionnaires après 1798, il faut attendre l’échange avec la Villa Médicis en 1803 pour  reprendre le recrutement. Entre temps, les anciens pensionnaires sont entrés dans la vie active.

Situation géographique

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