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Afin d’engager un dialogue avec la communauté scientifique et de promouvoir l’utilisation d’outils (numériques) quantitatifs et spatiales dans le renouvellement de l’histoire de l’art, Artl@s organise des tables rondes, des colloques et des conférences internationales.

Dans le cadre du 10e anniversaire d’Artl@s, cette conférence internationale se propose de faire un bilan des approches numériques de la circulation des images et des formes.

Dans son projet novateur, l’Atlas Mnemosyne, Aby Warburg suggérait que certaines formes voyagent, passent le temps et les cultures. Selon des processus de mélange, d’emprunts, de transferts et de résémanations qui contribuent à leur impact, les images deviennent des symboles actifs. De telles idées pourraient servir de point de départ à des recherches interdisciplinaires réunissant des historiens de l’art, des historiens, des linguistes, des informaticiens et des cognitivistes dans le but de découvrir les unités de base d’une  » sémantique visuelle  » généralisable de la création artistique.

Au cours des dix dernières années, le nombre de projets numériques utilisant des catalogues a augmenté : catalogues d’exposition, catalogues de vente, catalogues raisonnés, catalogues de musées, catalogues de bibliothèques, – et bien sûr les catalogues de bibliothèques. Tous semblent se concentrer sur des données différentes et complémentaires, mais l’étape de l’interopérabilité et du partage reste un horizon. Comment assurer l’interopérabilité de ces bases de données ?

En partenariat avec le projet Artl@s, l’association AWARE a lancé en décembre 2017 le projet WAS (Women Artists Shows·Salons·Societies), un programme de recherche sur les expositions collectives d’artistes femmes. L’ambition de ce projet est de constituer un catalogue descriptif et analytique de ces expositions, de la fin du XIXe siècle à la fin du XXe siècle et d’entamer une réflexion sur leur histoire spécifique, à travers une étude de l’évolution des conditions sociales, culturelles et institutionnelles qui permirent ou rendirent nécessaire la tenue de telles expositions, une analyse des différents niveaux de médiations et d’agencements présents dans ce type d’expositions, ou encore un examen de leur fonctionnement symbolique et de leur réception critique.

Comment définir, aujourd’hui, un discours artistique ou littéraire propre au Sud, que celui-ci soit américain, africain, océanien ou asiatique ?

Deux journées de discussions et de débats, centrées sur la lecture partagée de textes académiques et littéraires, organisées par Béatrice Joyeux-Prunel et Roland Béhar.

Avec Paula Barreiro López, Capucine Boidin, Nicola Brarda, Joannne Brueton, Cecile Chapon, Mina Kleiche-Dray, Maureen Murphy, Diana Roig Sanz, Felix Terrones, Elodie Vaudry, Leon Wainwright, Blaise Wilfert-Portal, Claire Allouche, Sinan John-Richards.

L’internationalisme décentré revendiqué par les biennales de La Havane, Dakar ou Gwangju, auquel la biennale de Venise tente aujourd’hui de faire écho en attribuant au pavillon angolais le Lion d’or 2013, nous invite à sortir d’une histoire artistique exclusivement euro-américaine. L’historisation et la mesure de la circulation de l’art dans les anciennes marges est aujourd’hui une tâche décisive si l’on veut mettre en évidence, nuancer ou contester la « provincialisation » de l’Europe et de l’Amérique du Nord dans l’histoire récente de l’art. La conférence Artl@s 2015 a pour objectif de réunir un groupe international de chercheurs pour étudier collectivement ce que nous appelons les axes  » Sud-Sud « .

 

La nouvelle histoire de l’art spatiale (numérique) participe à la redéfinition de la discipline de l’histoire de l’art en embrassant les théories et les méthodes des tournants spatial, mondial et numérique qui ont défié les humanités au cours des dernières décennies. Mais dans quelles directions cette approche spatiale (numérique) emmène-t-elle la discipline ? Quels sont ses liens avec les développements passés et actuels en géographie, en sciences sociales et en théorie critique ? Quelles nouvelles découvertes et interprétations permet-elle d’obtenir ?

Faire place aux périphéries a été l’un des principaux enjeux de l’approche mondiale de l’art des vingt dernières années. Dans l’héritage des études postcoloniales en particulier, les études sur les régions non euroaméricaines ont ainsi, depuis les années 1990, connu une croissance remarquable, notamment sur l’art d’Europe centrale et d’Amérique du Sud. Ce renouvellement entraîne également de nouveaux conflits au sujet des collections des musées.

Demie-journée d’études organisée en partenariat avec l’université de Paris-Ouest-Nanterre La Défense.

L’histoire de l’art est-elle assez mondiale pour relever le défi du métissage culturel, du transnationalisme, de l’internationalisme et de la mondialisation, sans négliger les nationalismes culturels et les processus de territorialisation artistique qui sont le tissu de notre discipline ? Comment comprenons-nous les relations entre les circulations, la mondialisation et la production de l’ethnicité ou de la nationalité dans les arts ? Quelles stratégies pouvons-nous développer, au-delà de la narration et de la description, pour écrire une nouvelle histoire des arts qui échappe à la fois au nationalisme historiographique et au mondialisme aveugle, tout tenant compte des dimensions nationales et transnationales de la création artistique ?

Le lancement officiel du projet ARTL@S est l’occasion de présenter l’équipe, son programme, ses outils et ses choix de méthode. Nous discuterons en particulier de deux questions centrales : est-il possible de faire une histoire longue et transnastionale de l’art ? Que donne l’approche quantitative et cartographique au « Tournant spatial » des humanités ?

 

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